République récente, l’histoire du Monténégro n’en est pas moins mouvementée, comme celle de ses pays voisins qui formaient jusqu’à il y a peu la Yougoslavie.

Pendant longtemps, l’histoire des Serbes et des Monténégrins s’est confondue, à tel point qu’il n’existait pas d’appellation spécifique pour distinguer les habitants des montagnes monténégrines de ceux des plaines serbes. Pourtant, depuis 2006, année de son indépendance, le Monténégro fait partie de ces nouveaux états émergents du globe. Ayant longtemps été au cœur de nombreux conflits du fait de son passé historique et de ses multiples communautés rassemblées en un si petit territoire.

D’abord habité par les tribus illyriennes puis dominé successivement par l’Empire Romain, l’Empire Byzantin, la République de Venise, l’Empire Serbe, l’Empire Ottoman puis finalement libéré pour devenir une monarchie indépendante.

Il est possible de se rendre compte de cette histoire mouvementée en parcourant la côte monténégrine. Nombreux sont les vestiges de ces différentes époques, dont 3 sites classés au patrimoine mondial de l’Unesco :

La vieille ville de Kotor

La vieille ville de Kotor, se trouvant dans la baie du même nom, sur la côte adriatique, possède un grand nombre de monuments historiques datant de plusieurs époques différentes. Son emplacement géographique stratégique et sa proximité avec l’Empire Ottoman en ont fait un important port de commerce à partir du XIVe siècle mais la ville avait commencé à se développer sous l’Empire Byzantin pour atteindre son apogée sous la domination vénitienne. Comme Dubrovnik, la vieille ville de Kotor semble être figée depuis des siècles avec ruelles et venelles, ses palais, ses églises romanes et ses fortifications qui témoignent de ces différentes époques. La cathédrale Saint Tryphon, construite au XIIe siècle est l’une des plus anciennes d’Europe. C’est le trésor et le symbole de la ville. Bien que gravement endommagée par un tremblement de terre en 1979, la ville a été entièrement restaurée grâce à l’aide de l’Unesco.

Des fortifications

De nombreuses fortifications datant de l’époque vénitienne ont été construites le long du littoral monténégrin entre le XVe et le XVIIe siècle et sont aujourd’hui inscrites au patrimoine mondial de l’Unesco. On les trouve le long du littoral monténégrin à Herceg Novi, Kotor et Ulcinj à l’extrême sud du pays.

Les cimetières de tombes médiévales Stecci

Également classés au patrimoine mondial de l’Unesco, les cimetières de tombes médiévales Stecci, datant du XIIe siècle au XVIe siècle, dispersés dans plusieurs pays des Balkans et notamment à l’ouest du Monténégro.

Parmi les nombreux autres trésors archéologiques du Monténégro : la vieille ville de Stari Bar. Aujourd’hui en ruines, elle est l’un des sites médiévaux les plus importants des Balkans avec ses vestiges byzantins, vénitiens et ottomans.

A l’extrême sud du pays, à la frontière avec l’Albanie, la vieille ville d’Ulcinj possède un intérêt particulier. Elle a connu de nombreuses transformations pendant la domination turque, lui donnant un style architectural et une atmosphère orientale unique en comparaison avec les autres villes monténégrines.

Le XXe siècle

Après la Première Guerre Mondiale et la disparition de l’Empire Ottoman, le Monténégro devient un territoire du Royaume de Serbie avant de rejoindre le Royaume des Serbes, Croates et Slovènes qui devient « Royaume de Yougoslavie » en 1929. Il deviendra ensuite une région de la « République fédérale Serbie-et-Monténégro » en 1992.

Finalement, après une longue période de conflit entre les peuples serbes et monténégrins, le Monténégro obtient son indépendance après un référendum en 2006 et devient une république parlementaire. En 2008 il dépose une candidature d’adhésion à l’Union Européenne et possède actuellement le statut de pays candidat.